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Chapitre III - L’indistinction

Pages 181 à 201

Citer ce chapitre


  • Marcoin, F.
(1992). Chapitre III - L’indistinction. À l'école de la littérature (p. 181-201). Éditions de l'Atelier. https://shs.cairn.info/a-l-ecole-de-la-litterature--9782708229495-page-181?lang=fr.

  • Marcoin, Francis.
« Chapitre III - L’indistinction ». À l'école de la littérature, Éditions de l'Atelier, 1992. p.181-201. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/a-l-ecole-de-la-litterature--9782708229495-page-181?lang=fr.

  • MARCOIN, Francis,
1992. Chapitre III - L’indistinction. In : À l'école de la littérature. Éditions de l'Atelier. Apprendre - Comprendre, p.181-201. URL : https://shs.cairn.info/a-l-ecole-de-la-litterature--9782708229495-page-181?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Roman des origines et Origines du roman. Grasset, 1972.
  • [2]
    Hachette.
  • [3]
    Cf. Danielle Dubois, « la Robinsonnade, un détournement de texte » Revue des Sciences Humaines, n° 225 l’Enfance de la lecture, 1992.
  • [4]
    Jean Douchet, Les Cahiers du Cinéma n° 430, avril 1990.
  • [5]
    Traité de Pédagogie, (1775-1787), traduit par J. Barni, Hachette, 1881, pp. 62-63.
  • [6]
    Samuel Pickering JR, John Locke and Children’s Books in Eighteenth Century England, University of Tennessee Press, Knoxville, 1981.
  • [7]
    Nous empruntons ces termes à Thomas Pavel, Univers de la fiction, Seuil, 1988.
  • [8]
    Logique des genres littéraires, Seuil, 1986, p. 49.
  • [9]
    Expression empruntée à Kate Hamburger.
  • [10]
    Cf. les deux colloques « Fictionnalité », organisés par Didier Coste, à Cerisy en 1989, à Calaceite en 1990, actes à paraître dans la revue Mana.
  • [11]
    Paru chez Bordas, collection « Aux quatre coins du temps ».
  • [12]
    Paul Ricœur, « Ce qui me préoccupe depuis trente ans. » Cf. aussi E. Pecaut, article « fiction » du Dictionnaire de pédagogie : « Toute poésie, à bien peu d’exceptions près, est une fiction. »

En diversifiant les pratiques langagières, l’école s’est ouverte à de nouveaux supports et à de nouvelles situations, mais s’est méfiée de la littérature et l’a réduite aux Belles-Lettres. Pourtant les auteurs ont toujours plutôt mis en avant une subversion que l’institution elle-même ne manque pas de célébrer. D’où le caractère pour le moins contradictoire de cette « sacralisation », proposée un peu systématiquement pour expliquer le comportement des non-lecteurs ou des lecteurs précaires, pris dans un réseau beaucoup plus complexe, notamment celui d’une sociabilité fondée sur d’autres valeurs, sur d’autres pratiques, voire même sur des refus.
En fait, personne sans doute ne nie sérieusement l’importance de la littérature dans une société comme la nôtre, mais la complexité de son approche déconcerte. Historiquement, la visibilité de la littérature a été assurée par la reconnaissance des genres, le respect des règles, en même temps que celui de la bienséance et de la morale, étroitement liées au bien-écrire ; mais quelle place faire aux textes littéraires dès lors qu’on ne se contente plus de présenter un modèle à révérer ? Et comment définir la littérature dès lors qu’on ne peut guère s’appuyer sur des genres bien codifiés et que la versification elle-même ne caractérise plus la poésie ?
C’est à cet instant de dérèglement et d’indistinction que s’imposerait l’idée d’une didactique, non pas dans le sens d’une transmission programmée, mais du développement d’une sociabilité autour de l’écrit, et singulièrement de l’écrit littéraire, en tant qu’il expérimente avec les principes de la langue et de l’énonciation et qu’il pose des problèmes d’identification…


Date de mise en ligne : 20/07/2018

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