45. 129 av. J.-C.
- Par Patrice Brun
Pages 251 à 257
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Depuis le début du iie siècle av. J.-C., le royaume de Pergame avait recherché l’alliance de Rome contre la menace séleucide représentée par Antiochos III. En 189, le roi Eumène II avait participé à la guerre contre Antiochos aux côtés des Romains et le traité d’Apamée imposé au Séleucide par les Romains qui suivit l’année suivante lui valut d’importants avantages territoriaux en Asie Mineure aux dépens du vaincu – comme les vainqueurs accordèrent également toute la Carie jusqu’au fleuve Méandre et l’ensemble de la Lycie à leurs autres alliés rhodiens (41). Les Romains n’ayant alors pas l’intention de demeurer en Asie et d’y entretenir des troupes, le souverain attalide paraissait solidement installé sur ses territoires et sur ceux qu’il venait non de conquérir, mais d’hériter de la bonne volonté de Rome, désireuse de récompenser ses alliés. Autant dire que, si pour les Attalides, ces conquêtes pouvaient selon les traditions grecques, être considérées comme le produit du « droit de la lance », pour les Romains, les véritables vainqueurs sur le champ de bataille et les instigateurs de la paix de 188, une dépendance liait Pergame à Rome.
Les années qui suivirent confortèrent cette impression. Au long règne d’Eumène II (197‑158), qui dut encore subir les assauts des Galates, succéda celui de son frère Attale II (158‑138) puis celui d’un autre fils d’Eumène, Attale III qui, dans la littérature, passe pour un souverain à tout le moins original, parfois accusé de sombrer dans la
démence…
Date de mise en ligne : 19/07/2023
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