Rêve et cerveau
Pages 137 à 154
Citer ce chapitre
- MONTANGERO, Jacques,
- Montangero, Jacques.
- Montangero, J.
Citer ce chapitre
- Montangero, J.
- Montangero, Jacques.
- MONTANGERO, Jacques,
En proposant une théorie du rêve, Hobson qui a pour sujet d’étude le cerveau, comme tout neurobiologiste, développe des explications concernant un phénomène psychologique. Il n’est pas le seul à le faire. Par exemple, Edelman (1992) est l’auteur d’un livre sur la conscience et Damasio (2003) a écrit un ouvrage sur les émotions. Est-ce que les avancées dans les connaissances sur le cerveau apportent des explications éclairantes sur les productions de l’esprit ? Nous allons répondre à cette question en ce qui concerne la neurobiologie du sommeil et ses apports à la psychologie du rêve. Nous présenterons ce qui a été découvert à propos de l’activité du cerveau pendant le sommeil ainsi que les hypothèses sur le lien entre cette activité et les rêves. Nous reviendrons plus exclusivement à la psychologie dans la section suivante consacrée au sens des rêves.
On doit à Aserinsky, un doctorant travaillant dans le laboratoire de neurophysiologie de l’Université de Chicago dirigé par Kleitman, la découverte de périodes de sommeil pendant lesquelles le cerveau subit un regain d’activation (Aserinsky et Kleitman, 1953). Ce sommeil, en français « sommeil paradoxal », a été mis au jour grâce à la polysomnographie, c’est-à-dire à l’enregistrement de l’activité électrique des neurones et de l’activité qui accompagne les mouvements oculaires et le tonus des muscles du menton. La découverte du sommeil paradoxal a été le point de départ d’une révolution dans la conception du sommeil. Celui-ci n’est pas un état homogène, mais une succession de fonctionnements neurophysiologiques très distincts…
Date de mise en ligne : 23/06/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
14,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €