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II. L’« aube d’une ère nouvelle »

Pages 265 à 299

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  • Le Naour, J.-Y.
(2022). II. L’« aube d’une ère nouvelle » 1922-1929 : Les années folles ? (p. 265-299). Perrin. https://shs.cairn.info/1922-1929--9782262087685-page-265?lang=fr.

  • Le Naour, Jean-Yves.
« II. L’“aube d’une ère nouvelle” ». 1922-1929 Les années folles ? Perrin, 2022. p.265-299. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/1922-1929--9782262087685-page-265?lang=fr.

  • LE NAOUR, Jean-Yves,
2022. II. L’« aube d’une ère nouvelle » In : 1922-1929 Les années folles ? Paris : Perrin. Synthèses Historiques, p.265-299. URL : https://shs.cairn.info/1922-1929--9782262087685-page-265?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cité par Joseph Kessel et Georges Suarez, Au camp des vaincus, ou la Critique du 11 mai, Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, 1924, p. 102-104.
  • [2]
    Stanislas Jeannesson, Jacques Seydoux, op. cit., p. 268.
  • [3]
    Albert Thibaudet, La République des professeurs, Paris, Grasset, 1927, p. 65.
  • [4]
    JO, séance du 17 juin 1924, p. 2907.
  • [5]
    Georges Suarez, Une nuit chez Cromwell précédé d’un important récit historique de Raymond Poincaré, Paris, Les Éditions de France, 1930, p. LXXXV.
  • [6]
    Ibid., p. 131.
  • [7]
    Ibid., p. 145.
  • [8]
    Ibid., p. 164-165.
  • [9]
    « Les conversations interalliées », Le Temps, 24 juin 1924.
  • [10]
    Étienne Weill-Raynal, Les Réparations allemandes et la France, t. III : (1924-1936), Paris, Nouvelles Éditions latines, 1947, p. 49.
  • [11]
    Comte de Saint-Aulaire, op. cit., p. 711 et 714.
  • [12]
    « L’entrevue de Chequers », Le Figaro, 23 juin 1924.
  • [13]
    Chiffres cités par Gaston Furst, op. cit., p. 331.
  • [14]
    Adam Tooze, op. cit., p. 442.
  • [15]
    Jacques Bariéty, « Stresemann… », art. cité, p. 578.
  • [16]
    Ministère des Affaires étrangères, Documents diplomatiques. Conférence de Londres (16 juillet-16 août 1924), Paris, Imprimerie nationale, 1925.
  • [17]
    Maurice Lewandowski, « Dans le plan des experts : les obligations allemandes de réparations », Revue des Deux Mondes, 1er août 1926, p. 654-665.
  • [18]
    Édouard Herriot, Jadis, op. cit., p. 171. Lettre du 20 juillet 1924.
  • [19]
    François Seydoux, « Sur les relations franco-allemandes 1920-1925 », Revue des Deux Mondes, novembre 1977, p. 339-334, p. 329.
  • [20]
    Étienne Weill-Raynal, op. cit., p. 78.
  • [21]
    Ibid., p. 79.
  • [22]
    Jacques Bariéty, Les Relations…, op. cit., p. 625.
  • [23]
    Jean-Christophe Notin, Foch, Paris, Perrin, 2008, p. 519.
  • [24]
    Maxime Weygand, Mémoires, t. II : Mirages et réalités, Paris, Flammarion, 1957, p. 305.
  • [25]
    Les Papiers de Stresemann, t. I : 1923-1924, Paris, Plon, 1932, p. 279.
  • [26]
    Georges Suarez, Une nuit…, op. cit., p. LXXVIII.
  • [27]
    Édouard Herriot, op. cit., p. 177.
  • [28]
    Les Papiers de Stresemann, op. cit., p. 291.
  • [29]
    Jacques Bariéty, Les Relations…, op. cit., p. 710.
  • [30]
    « Le retour de M. Herriot », L’Écho de Paris, 19 août 1924.
  • [31]
    « La bataille des idées », L’Ère nouvelle, 19 août 1924.
  • [32]
    « Comment on nous berne », Le Gaulois, 16 août 1924.
  • [33]
    Jean-Jacques Sitek, L’Opinion publique messine devant la politique extérieure allemande (octobre 1923-janvier 1933), thèse d’histoire, Université de Metz, 1982, p. 31.
  • [34]
    Stanislas Jeannesson, Jacques Seydoux, op. cit., p. 284.
  • [35]
    Jacques Bariéty, Les Relations…, op. cit., p. 460.
  • [36]
    « Le débat sur les réparations à la Chambre des Communes », Le Temps, 15 juillet 1924.
  • [37]
    Comte de Saint-Aulaire, op. cit., p. 733.
  • [38]
    SDN, Arbitrage, sécurité et réduction des armements. Extraits des débats de la Cinquième Assemblée, Genève, 1924, p. 8 et 11.
  • [39]
    Édouard Herriot, Jadis, op. cit., p. 191.
  • [40]
    Jean-Baptiste Duroselle, op. cit., p. 80.
  • [41]
    Cité par Georges Le Brun Kéris, Les Projets de réforme de la SDN et le Développement du pacte, Paris, A. Pédone, 1939, p. 215.
  • [42]
    André Chaumeix, « Les révélations de Stresemann », Revue des Deux Mondes, 15 juin 1932, p. 822-838, p. 828.
  • [43]
    Jean Schwoebel, L’Angleterre et la Sécurité collective, Paris, Sirey, 1938, p. 159.
  • [44]
    Archives Nationales C14762, cité par Marc-André Dufour, Une toute petite fenêtre d’opportunités : une détente en deux temps suite aux accords de Locarno, mémoire de l’Université du Québec, 2010, p. 65. En ligne : https://archipel.uqam.ca/3328/1/M11436.pdf
  • [45]
    Commandant H. V., « L’Allemagne peut-elle préparer et déclencher une guerre de revanche ? », Revue politique et parlementaire, janvier-mars 1925, p. 255-270.
  • [46]
    Général Charles Nollet, Une expérience de désarmement : cinq ans de contrôle militaire en Allemagne, Paris, Gallimard, 1932, p. II.
  • [47]
    Marion Aballéa, « De la difficulté de représenter le vainqueur : les diplomates français en Allemagne au lendemain de la Première Guerre mondiale », Vingtième siècle. Revue d’histoire, octobre-décembre 2016, p. 15-25.
  • [48]
    Général Charles Nollet, op. cit., p. 70.
  • [49]
    Jean-François Juneau et Frédéric Cyr, « Les Occidentaux et le révisionnisme allemand dans l’historiographie », Revue d’Allemagne, avril-juin 2006, p. 263-275.
  • [50]
    Cité par William Manchester, op. cit., p. 302.
  • [51]
    Marc Poulain, « Querelles d’Allemands entre locarnistes : la question d’Eupen-Malmedy », Revue historique, octobre-décembre 1977, p. 393-439.
  • [52]
    Christian Baechler, « Stresemann, Locarno et la frontière rhénane en 1925 », in Christian Baechler, Carole Fink (dir.), L’Établissement des frontières en Europe après les deux guerres mondiales, Berne, Peter Lang, 1996, p. 181-198, p. 183.
  • [53]
    Fernand L’Huillier, « La politique de Stresemann de 1921 à 1925 d’après l’historiographie la plus récente », Cahiers de l’association universitaire de l’Est, 1961, p. 89-100, p. 96.
  • [54]
    Christian Baechler, « Stresemann, Locarno… », art. cité, p. 188.
  • [55]
    Tomasz Schramm et Henryk Bulhak, « La France et la Pologne 1920-1922 : relations bilatérales ou partie d’un système de sécurité ? », Guerres mondiales et conflits contemporains, septembre 1999, p. 39-52.
  • [56]
    Nicole Jordan, « Les diplomates et les soldats français face à la barrière de l’Est (1923-1926) », Revue d’histoire diplomatique, 2001, n° 3, p. 213-233, p. 225.
  • [57]
    Ibid., p. 228.
  • [58]
    Stanislas Jeannesson, op. cit., p. 306.
  • [59]
    Les Papiers de Stresemann, t. II : Locarno et Genève, Paris, Plon, 1932, p. 112.
  • [60]
    Ibid., p. 114.
  • [61]
    Christophe Bellon, Aristide Briand, Paris, CNRS Éditions, 2016, p. 93.
  • [62]
    Les Papiers de Stresemann, op. cit., p. 141.
  • [63]
    JO, 26 février 1926, p. 1020.
  • [64]
    Le Matin, 17 octobre 1925.
  • [65]
    Le Petit Journal, 17 octobre 1925.
  • [66]
    Le Temps, 5 octobre 1925.
  • [67]
    L’Écho de Paris, 18 octobre 1925.
  • [68]
    L’Intransigeant, 8 septembre 1925.
  • [69]
    Les Papiers de Stresemann, op. cit., p. 182.
  • [70]
    Christian Baechler, « Stresemann, Locarno… », art. cité, p. 195.
  • [71]
    Ibid., p. 196.
  • [72]
    Jules Hermans, L’Évolution de la pensée européenne d’Aristide Briand, Nancy, Imp. V. Idoux, 1965, p. 26.
  • [73]
    Les Papiers de Stresemann, op. cit., p. 190.
  • [74]
    A. Robinet de Clery, « L’opinion allemande et le traité de Locarno », Revue politique et parlementaire, janvier-mars 1926, p. 210-223.
  • [75]
    JO, 2 mars 1926, p. 1139.
  • [76]
    Pour le « Tigre », Locarno « c’est l’humiliation ». Georges Wormser, La République de Clemenceau, Paris, PUF, 1961, p. 49.
  • [77]
    Joseph Barthélemy, art. cité, p. 239.
  • [78]
    André François-Poncet, op. cit., p. 146.
  • [79]
    André Chaumeix, op. cit., p. 834.
  • [80]
    Ibid., p. 835.

De l’avis des principaux observateurs du scrutin, les élections du 11 mai 1924 se sont jouées sur la volonté des Français de tourner la page de la guerre. L’éphémère président du Conseil François-Marsal, chargé de porter la parole de Millerand devant le Parlement, en convient lui-même : « La France a voté pour le calme, la paix sociale et la tranquillité que la majorité sortante n’avait pas pu lui apporter. » Et de mentionner pêle-mêle, parmi les motifs de mécontentement, l’augmentation des impôts, la tension de la Ruhr et l’isolement diplomatique de la France. Au Quai d’Orsay, le diplomate Jacques Seydoux est encore plus synthétique : « Au fond, le peuple n’a pas voulu de la vie chère et il veut la paix. » Le critique littéraire Albert Thibaudet, qui invente l’expression de « République des professeurs » pour désigner la génération des Herriot et des Blum face à celle des avocats Millerand, Briand et Poincaré – signant la revanche de l’École normale supérieure sur le Palais de justice –, reconnaît que le changement de majorité était le « seul moyen de liquider honnêtement, sans perdre la face, l’opération dangereuse de la Ruhr ». C’est à la fois vrai et exagéré. Car Herriot ne liquide pas le poincarisme, il le prolonge dans la mesure où son prédécesseur a déjà accepté le plan des experts le 25 avril 1924. Mais là où le Lorrain serrait le gage dans sa poigne de fer, se promettant de ne la desserrer qu’en échange de garanties solides, le Lyonnais ouvre les mains en signe de bonne volonté et place sa politique sous les auspices de la paix et de la SDN…


Date de mise en ligne : 19/07/2022

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