Les faibles voix de la paix
Pages 556 à 566
Citer ce chapitre
- LE NAOUR, Jean-Yves,
- Le Naour, Jean-Yves.
- Le Naour, J.-Y.
Citer ce chapitre
- Le Naour, J.-Y.
- Le Naour, Jean-Yves.
- LE NAOUR, Jean-Yves,
Notes
-
[1]
APP, B/A 1535, réunion du 9 mars 1915.
-
[2]
La Femme socialiste, juin 1915, « Mouvement féministe, socialiste et prolétaire ».
-
[3]
Ibid., réunion du 25 octobre 1915.
-
[4]
Ibid., réunion du 8 novembre 1915.
-
[5]
AN, F7 13374, Manifestes et tracts pacifistes.
-
[6]
Jean Maitron, Le Mouvement anarchiste en France, t. II, Paris, Gallimard, 1992, 439 p., p. 13.
-
[7]
Cité par Galit Haddad, 1914-1919. Ceux qui protestaient, Paris, Les Belles Lettres, 2012, 436 p., p. 71.
-
[8]
AN, F7 13574.
-
[9]
Ibid.
-
[10]
Ibid.
-
[11]
Cité par Alfred Rosmer, Le Mouvement ouvrier pendant la guerre. De l’Union sacrée à Zimmerwald, Paris, Librairie du travail, 936, 588 p., p. 238-239.
-
[12]
Ibid. Sur cette conférence du 15 août, voir les pages 343-367.
-
[13]
Le Populaire du Centre, 17 septembre 1914, « Les socialistes et la défense nationale ».
-
[14]
Vincent Chambarlhac, Histoire documentaire du parti socialiste : l’entreprise socialiste 1905-1920, Dijon, Editions universitaires de Dijon, 2005, 312 p., p. 208.
-
[15]
APP B/A 1535.
-
[16]
Ibid.
-
[17]
Alfred Rosmer, op. cit., p. 370.
-
[18]
Léon Trotski, Ma vie. Essai autobiographique, t. II, Paris, Rieder, 1930, p. 108.
-
[19]
Alfred Rosmer, op. cit., p. 396-397. Ce texte est ensuite publié dans L’Humanité du 9 novembre. Voir Romain Ducoulombier, Camarades ! La naissance du parti communiste en France, Paris, Perrin, 2010, 428 p., p. 119.
-
[20]
APP B/A 1535, rapport du 3 octobre 1915.
-
[21]
APP, B/A 1535, rapport du 10 décembre 1915.
-
[22]
Ibid., rapports des 26-30 décembre 1915.
-
[23]
Ibid., rapport du 7 novembre 1915.
-
[24]
AN, F7 13574, rapport du 25 août 1915.
-
[25]
AN, F7 13374, lettre du 27 janvier 1915.
En 1914, l’opposition à la guerre est à peu près inexistante. En dehors de quelques prophètes dans le désert, tel Romain Rolland qui désespère de son isolement, malgré le soutien de Stefan Zweig, d’Albert Einstein ou du Dr Schweitzer, il n’y a personne pour faire entendre une voix discordante. De toute façon, si elle existait, la censure se ferait un plaisir de l’étouffer. Les grandes organisations ouvrières, CGT et SFIO, qui faisaient autrefois profession d’antimilitarisme en expliquant aux prolétaires que la guerre consiste à les faire massacrer pour les plus grands profits de la bourgeoisie, soutiennent depuis 1914 que la défense nationale va de pair avec celle du socialisme et que pour sauver l’humanité il faut commencer par sauver la patrie. Mais cet incroyable ralliement, qui voit même des socialistes entrer au gouvernement, vaut pour une guerre courte. Or, le conflit n’en finit pas. Les hommes meurent par dizaines de milliers, les richesses se consument et le nationalisme sinon la haine s’imposent un peu plus chaque jour. La perspective d’un monde meilleur, débarrassé pour toujours du venin du militarisme, l’avènement des Etats-Unis d’Europe et de la fraternité entre les peuples ne semble pas pour demain. Pourquoi donc combattre alors ? En 1915, si la majorité syndicale, autour de Léon Jouhaux, et la majorité du parti socialiste, derrière Pierre Renaudel, continuent à soutenir sans faille la lutte à outrance contre l’Allemagne, l’unité du mouvement ouvrier se fissure. Des minoritaires réclament la reprise des relations internationales pour négocier les conditions d’une paix de compromis, sans conquêtes ni annexions…
Date de mise en ligne : 23/11/2019
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
24,99 €
Acheter ce chapitre
2,50 €