Chapitre III. La France des champs et l’industrialisation
- Par Sylvie Aprile
Pages 137 à 186
Citer ce chapitre
- APRILE, Sylvie,
- APRILE, Sylvie
- et ROUSSO, Henry,
- Aprile, Sylvie.
- Aprile, S.
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- Aprile, Sylvie.
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- APRILE, Sylvie
- et ROUSSO, Henry,
Notes
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[1]
George Sand, « Lettre d’un paysan de la vallée noire, écrite sous la dictée de Blaise Bonnin » dans L’Éclaireur de l’indre, 1844-1845.
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[2]
George Sand, lettre à René Vallet de Villeneuve, 5 février 1847, cité par Jean-Pascal Simonin, « Les émeutes de Buzançais sous le regard des économistes et des écrivains », dans François Vatin et Nicole Edelman (dir.), Économie et littérature. France et Grande-Bretagne, 1815-1848, Paris, Éditions le Manuscrit, 2007, p. 297.
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[3]
Serge Chassagne, Le coton et ses patrons. France 1760-1840, Paris, EHESS, 1991, p. 659-660.
-
[4]
Nicolas Rambourg, De la surabondance et excellence des mines et usines de fer en France pour tous les divers besoins, écrit à la fin de 1814, publié en 1818.
-
[5]
Honoré Antoine Frégier, Solution nouvelle du problème de la misère ou Moyens pratiques d’améliorer la condition des ouvriers des manufactures et en général des classes laborieuses, Paris, Amyot, 1851, p. 4.
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[6]
Adolphe Blanqui, Des classes ouvrières en France, pendant l’année 1848, Paris, Pagnerre, 1849.
-
[7]
Balzac, « La Monographie du rentier », dans Les Français peints par eux-mêmes, t. III, Paris, L. Curmer, 1840-1842.
Durant la Restauration, la France connaît une période de stabilité qui permet l’émergence des changements économiques déterminants qui s’épanouiront surtout à partir des années 1830. Ces mutations économiques, qualifiées alors trop souvent de « révolution industrielle », touchent une France majoritairement rurale et encore enclavée. Elles transforment la société et les modes de vie en profondeur mais selon des rythmes variés. Malgré la conquête de droits identiques pour tous les Français sur le plan civique et juridique, la société reste très hiérarchisée, selon la naissance ou la fortune, même si de nouvelles formes de mobilité sociale et géographique émergent.
La période 1815-1848 est encore marquée par une forte croissance démographique. Si l’on excepte la Russie qui a 73 millions d’habitants au milieu du siècle, la France (30,5 millions en 1821, 35,4 en 1846) reste le pays le plus peuplé d’Europe. Les séquelles de la période révolutionnaire et des guerres de l’Empire sont toutefois présentes, à la fois par les pertes militaires qui ont fait 1,3 million de morts et par les disparus, dont certains sont seulement installés hors des frontières qui ont été imposées par les vainqueurs. Ces pertes, dont les deux tiers datent de l’Empire, touchent près de 40 % des hommes jeunes nés entre 1790 et 1795 et contribuent à former les classes creuses de 1820-1825. La population française continue cependant de croître régulièrement : on passe de 32,6 millions en 1831 à 35,4 en 1846. La baisse du taux de mortalité (28 ‰ à 21,5 ‰) compense le fléchissement de la natalité (32 ‰ à 28 ‰) et indique, sur la période, l’amélioration des conditions de vie pour les catégories les plus aisées de la population…
Date de mise en ligne : 08/07/2021
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