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8. Moscou libérée

Pages 213 à 232

Citer ce chapitre


  • Rey, M.-P.
(2021). 8. Moscou libérée. 1812. Histoire de la campagne de Russie (Nouvelle éd., p. 213-232). Flammarion. https://shs.cairn.info/1812-histoire-de-la-campagne-de-russie--9782080260642-page-213?lang=fr.

  • Rey, Marie-Pierre.
« 8. Moscou libérée ». 1812. Histoire de la campagne de Russie, Flammarion, 2021. p.213-232. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/1812-histoire-de-la-campagne-de-russie--9782080260642-page-213?lang=fr.

  • REY, Marie-Pierre,
2021. 8. Moscou libérée. In : 1812. Histoire de la campagne de Russie. Paris : Flammarion. Champs - Histoire, p.213-232. URL : https://shs.cairn.info/1812-histoire-de-la-campagne-de-russie--9782080260642-page-213?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Il le note tout particulièrement à la date du 4 octobre.
  • [2]
    G. Ducque, Journal de marche du sous-lieutenant Ducque, op. cit., p. 37.
  • [3]
    H. von Roos, Souvenirs d’un médecin de la Grande Armée, op. cit., p. 113-114.
  • [4]
    Mémoires de Jakob Walter, 1812, la marche en Russie des fantassins wurtembergeois au service de l’Empire, op. cit., p. 29.
  • [5]
    C. Cate, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 351.
  • [6]
    G. Bertin, La Campagne de 1812 d’après des témoins oculaires, op. cit., p. 151-152.
  • [7]
    Ibid.
  • [8]
    Lettre du soldat Cointin à sa mère, Moscou, 20 septembre, in Lettres interceptées, op. cit., p. 17.
  • [9]
    Cf. A. Forrest, Napoleon’s Men, the Soldiers of the Revolution and Empire, op. cit., passim.
  • [10]
    Seule la première lettre de son nom est lisible dans la lettre.
  • [11]
    Lettres interceptées, p. 175.
  • [12]
    Ibid.
  • [13]
    Cf. A. Forrest, Napoleon’s Men, op. cit., p. 77 : « With the passage of time, of course, this desire for peace would become one of the dominant themes of their letters, a desire for peace that was often more urgently expressed than any desire for glory. »
  • [14]
    Cf. Lamy adjoint aux commissaires des guerres à M. de Saint-Légé (son beau-frère) 20 rue Feydeau à Paris, lettre de Moscou, 16 octobre, in Lettres interceptées, op. cit., p. 171. « Mais une chose que l’on croira à peine en France, c’est que tous ceux qui ont fait la guerre en Espagne, regrettent sincèrement ce pays en se voyant dans celui-ci. »
  • [15]
    Baron de Beaumont à sa femme, 63 rue Guillaume, à Berlin, lettre écrite au bivouac en avant de Moscou, à 18 lieues, 14 octobre, in Lettres interceptées, op. cit., p. 101.
  • [16]
    G. Ducque, Journal de marche du sous-lieutenant Ducque, op. cit., p. 36-37.
  • [17]
    F. Beaucour, J. Tabeur et L. Ivtchenko, La Berezina, op. cit., p. 23.
  • [18]
    T. Lentz, L’Effondrement du système napoléonien, op. cit., p. 304.
  • [19]
    Cité in E. Tarlé, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 261.
  • [20]
    L. Gardier, Un Journal de la campagne de Russie en 1812, op. cit., date du 19 octobre, p. 59.
  • [21]
    A. de Cheron, Mémoires inédits sur la campagne de Russie, op. cit., p. 23-24.
  • [22]
    Stendhal, Correspondance, p. 680. Cité in N. Boussard, Stendhal, campagne de Russie, 1812.Le Blanc, le Gris et le Rouge, op. cit., p. 71.
  • [23]
    P.-J. Beaupré-Moricheau, Des effets et des propriétés du froid, avec un aperçu historique et médical sur la campagne de Russie, thèse de médecine publiée chez Jean Martel, Montpellier, 1817, p. 123.
  • [24]
    Mémoires du général Griois, op. cit., p. 149-151.
  • [25]
    P. -J. Beaupré-Moricheau, Des effets et des propriétés du froid, op. cit., p. 124.
  • [26]
    Ibid., p. 125.
  • [27]
    G. Ducque, in Journal de marche du sous-lieutenant Ducque, op. cit., p. 41.
  • [28]
    C. Cate, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 355.
  • [29]
    Ibid., p. 356.
  • [30]
    D. Lieven, Russia against Napoleon, op. cit., p. 258.
  • [31]
    F. Beaucour, J. Tabeur et L. Ivtchenko, La Berezina, op. cit., p. 25.
  • [32]
    Stendhal, Correspondance, p. 684. Cité in N. Boussard, Stendhal, campagne de Russie, 1812.Le Blanc, le Gris et le Rouge, op. cit., p. 79.
  • [33]
    F. Beaucour, J. Tabeur et L. Ivtchenko, La Berezina, op. cit., p. 25.
  • [34]
    N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 403.
  • [35]
    F. Beaucour, J. Tabeur et L. Ivtchenko, La Berezina, op. cit., p. 25.
  • [36]
    Vie de Planat de la Faye, aide de camp des généraux Lariboisière et Drouot, officier d’ordonnance de Napoléon Ier, Souvenirs, lettres et dictées, Paris, Paul Ollendorff éditeur, 1898, p. 95.
  • [37]
    Mémoires du comte Alexandre Benkendorf, Général de cavalerie, Aide de Camp General de S. M. E. l’Empereur de Russie, Zapiski Benkendorfa, 1812 god. Otechesvennaja vojna, 1813 god, Osvobozhdenie Niderlandov Moskva, Jaziki Slavjanskoy kul’tury, 2001, p. 77-80.
  • [38]
    Ibid., p. 78.
  • [39]
    Russkij Arhiv, 1866, p. 553-554, cité in S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 257.
  • [40]
    Cité in S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 257.
  • [41]
    Ibid.
  • [42]
    Ibid.
  • [43]
    Russkij Arhiv, 1866, no 7, p. 696.
  • [44]
    Moskovskij Novodievichij Monastyr’, p. 432-443, cité in S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 256.
  • [45]
    C’est-à-dire aux paysans.
  • [46]
    Cité in S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 257.
  • [47]
    Le chef de police.
  • [48]
    F. Rostopchine, La Vérité sur l’incendie de Moscou, in L’incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, op. cit., p. 166.
  • [49]
    Rapport de Toutolmine à Ilovaisky, début novembre, in Russkiy Arkhiv, 1900, no 11, p. 471-472.
  • [50]
    Lettres sur l’incendie de Moscou, écrites de cette ville, au R P Bouvet, de la compagnie de Jésus, par l’abbé Surrugues, témoin oculaire et curé de l’Eglise de Saint Louis, à Moscou, p. 44-46.
  • [51]
    F. Rostopchine, La Vérité sur l’incendie de Moscou, in L’incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, p. 177.
  • [52]
    Ibid., p. 91.
  • [53]
    Lettre de Rostopchine à sa femme, 13 novembre 1812, ibid.
  • [54]
    S.N. Iskiul’, Rovovye Gody Rossii, 1812, op. cit., p. 274.
  • [55]
    F. Rostopchine, La Vérité sur l’incendie de Moscou, in L’incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, p. 167.
  • [56]
    Nous employons ce terme à dessein alors qu’officiellement la société russe n’est pas structurée en classes sociales mais en ordres (soslovie).
  • [57]
    Cf. A.Martin, « The response of the population of Moscow to the Napoleonic occupation of 1812 », op. cit.
  • [58]
    Ibid.
  • [59]
    Il écrira d’ailleurs en russe ses tristes souvenirs. Cf. A. Martin, « The response of the population of Moscow to the Napoleonic occupation of 1812 », op. cit.
  • [60]
    F. Rostopchine, La Vérité sur l’incendie de Moscou, in L’incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, sa fille, op. cit., p. 169-170
  • [61]
    S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 262-263.
  • [62]
    Histoire de la destruction de Moscou en 1812, op. cit., p. 206.
  • [63]
    F. Rostopchine, La Vérité sur l’incendie de Moscou, in L’incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, p. 167.
  • [64]
    Manifeste du 30 août 1814, cité in P. Gronski, « L’administration civile des gouvernements russes occupés par l’armée française en 1812 », op. cit., p. 411.
  • [65]
    Histoire de la destruction de Moscou en 1812, op. cit., p. 214.

Le 19 octobre, la Grande Armée qui quitte Moscou ne ressemble en rien à celle qui a franchi le Niémen quatre mois auparavant. Aux soldats disciplinés, sanglés dans leurs uniformes et parfaitement alignés, a fait place une cohorte bigarrée d’hommes, de femmes, d’enfants, de chevaux et de voitures. Rien de martial, en somme, dans l’étrange procession qui se forme.
Le 20 septembre, on évalue à 80 000 fantassins et 16 000 cavaliers le nombre de combattants présents dans la ville ou ses alentours. Durant les quatre semaines du séjour moscovite de Napoléon, près de 10 000 hommes auraient disparu, la plupart victimes de coups de force émanant de cosaques ou de paysans en armes. Grâce aux renforts venus de Smolensk, ce sont en fait 104 000 combattants environ, dont un peu plus de 3 000 officiers, qui prennent la route à partir du 19 octobre. Bien qu’il faille tenir compte des 100 000 hommes laissés en chemin tant pour sécuriser voies de communication, entrepôts et magasins d’approvisionnement que pour administrer les villes occupées, ce total de 104 000 hommes rapporté au nombre de combattants ayant traversé le Niémen depuis juin atteste l’ampleur des pertes subies depuis le début de la campagne.L’état physique des troupes présente une très grande hétérogénéité. Pour les hommes qui durant près d’un mois ont bivouaqué à l’extérieur de la ville, mal nourris, exposés aux intempéries et aux embuscades cosaques, le séjour à Moscou a constitué une épreuve qui les a sensiblement affaiblis…


Date de mise en ligne : 12/08/2022

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