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7. Moscou occupée

Pages 171 à 211

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  • Rey, M.-P.
(2021). 7. Moscou occupée. 1812. Histoire de la campagne de Russie (Nouvelle éd., p. 171-211). Flammarion. https://shs.cairn.info/1812-histoire-de-la-campagne-de-russie--9782080260642-page-171?lang=fr.

  • Rey, Marie-Pierre.
« 7. Moscou occupée ». 1812. Histoire de la campagne de Russie, Flammarion, 2021. p.171-211. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/1812-histoire-de-la-campagne-de-russie--9782080260642-page-171?lang=fr.

  • REY, Marie-Pierre,
2021. 7. Moscou occupée. In : 1812. Histoire de la campagne de Russie. Paris : Flammarion. Champs - Histoire, p.171-211. URL : https://shs.cairn.info/1812-histoire-de-la-campagne-de-russie--9782080260642-page-171?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Russkij Arhiv, 1874, no 1, p. 1098-1099.
  • [2]
    Cité in N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 310.
  • [3]
    Ibid.
  • [4]
    Ibid., p. 311.
  • [5]
    Cité in S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 183.
  • [6]
    Histoire de la destruction de Moscou en 1812 et des événements qui ont précédé, accompagné et suivi ce désastre par A.F. de B…ch, ancien officier au service de la Russie, traduit de l’allemand par M. Breton, À Paris, chez Ponthieu, éditeur au Palais Royal, 1822, p. 61-62.
  • [7]
    Souvenirs du professeur I.M. Sneguirev, cité in S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 184.
  • [8]
    L’Incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, sa fille, op. cit., p. 55.
  • [9]
    Il s’agit de la veste en peau de mouton retourné portée par les paysans russes.
  • [10]
    Ces deux affiches, comme les 18 autres qui nous sont parvenues, figurent en russe sur le site www.museum.ru/museum/1812.
  • [11]
    Une autre source parle de 74 personnes. Cf. Histoire de la destruction de Moscou en 1812, op. cit.
  • [12]
    Voir F. Tastevin, Histoire de la colonie française de Moscou depuis les origines jusqu’à 1812, Paris, Librairie Honoré Champion, 1908, p. 154-157.
  • [13]
    Ibid., p. 154-155.
  • [14]
    Cité in L’Incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, sa fille, op. cit., p. 112-113.
  • [15]
    Le tsar lui écrira le 6 (18) septembre 1812 : « J’aurais été complètement content de toute votre conduite dans ces circonstances si difficiles, sans l’affaire de Weretschaguine, ou plutôt de sa fin. Je suis trop vrai pour vous parler un autre langage que celui de la franchise. Son supplice était inutile et surtout ne devait jamais être fait de cette manière. Le pendre ou le fusiller aurait mieux valu. » Cité in N. Shilder, Aleksandr I : ego zhizn’ i ego carcovanie (Alexandre Ier : sa vie et son règne), Peterburg, A.S. Souvorin, 1897-1898, tome III, p. 377.
  • [16]
    Voir l’article d’A. Tarsaidze, « The Air Blitz of 1812 », in The Russian Review, volume 2, no 1, automne 1942, p. 89-101.
  • [17]
    Dont le nom est parfois orthographié Leppich.
  • [18]
    Lettre du comte Rostopchine à l’empereur Alexandre Ier, Moscou, 29 août 1812, citée in L’Incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, sa fille, op. cit., p. 153.
  • [19]
    Ibid.
  • [20]
    Rostopchine à Mikhail Vorontsov, 28 avril 1814, in Archives Vorontsov, tome XXIX, p. 471.
  • [21]
    Ce qui fait dire à Nikolaï Troïtski (qui impute à Koutouzov plus qu’à Rostopchine la responsabilité réelle de la catastrophe) qu’il s’agira là d’un « crime contre l’humanité ». Cf. N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 318.
  • [22]
    D. Lieven, Russia against Napoleon, op. cit., p. 212.
  • [23]
    in L’incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, sa fille, op. cit., p. 108-109.
  • [24]
    Ibid., p. 66.
  • [25]
    La confession de Voronenko fut recueillie par un prêtre de Moscou, voir Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg, Département des manuscrits, fonds 152, opis’ no 1, delo 259. Cf. N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 316.
  • [26]
    S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 190.
  • [27]
    Pour une vue d’ensemble et néanmoins précise de l’incendie de Moscou, cf. V. Zemcov, 1812 god : pozhar Moskvy (1812 : l’incendie de Moscou), Moskva, Kniga, 2010.
  • [28]
    P.P. de Ségur, Histoire de Napoléon et de la Grande Armée en 1812, op. cit., volume II, livre VIII, p. 57-58.
  • [29]
    Cf. Relation complète de la campagne de Russie de 1812 par Eugène Labaume, op. cit., p. 224-225.
  • [30]
    J.-R. Coignet, Les Cahiers du capitaine Coignet, édition J. Mistler, Paris, 1968, p. 333-334.
  • [31]
    Extrait de R. Bourgeois, Tableau de la campagne de Moscou en 1812 par Bourgeois, témoin oculaire, Paris, Dentu, 1814, p. 59-61.
  • [32]
    Témoignage de Fantin des Odoards, in Itinéraire du contingent wurtembergeois d’après les mémoires du général de Suckow, cité in Mémoires de Jakob Walter, 1812, la marche en Russie des fantassins wurtembergeois au service de l’Empire, op. cit., p. 143.
  • [33]
    Lettre de Paradis (né en 1776), lieutenant d’habillement du 25e régiment de ligne, à sa compagne Geneviève Bonnegrâce, à Ollioules, département du Var, Moscou, 20 septembre 1812, in Lettres interceptées par les Russes durant la campagne de 1812 d’après les pièces communiquées par S. E. M. Gorioanow, directeur des Archives de l’État et des Affaires étrangères de Russie, et annotées par Léon Hennet et le commandant Martin avec une introduction par Frédéric Masson, Paris, La Sabretache, 1913, p. 23.
  • [34]
    Lettres interceptées par les Russes durant la campagne de 1812, op. cit., p. 97-98.
  • [35]
    Colonel Pion des Loches, Mes campagnes, cité in T. Fleischman, En écoutant parler les grognards de Napoléon, Bruxelles, 1962, p. 146.
  • [36]
    Cf. A. Muhlstein, Napoléon à Moscou, op. cit., p. 224.
  • [37]
    Ibid.
  • [38]
    Baron P. de Bourgoing, Souvenirs militaires du baron de Bourgoing, 1791-1815, Paris, Plon, 1897, p. 126-127.
  • [39]
    Cité in A. Muhlstein, Napoléon à Moscou, op. cit., p. 224.
  • [40]
    Cf. A. J. Schmidt, « The restoration of Moscow after 1812 », in Slavic Review, vol. 40, Spring, 1981, p. 37-48 et ici p. 42.
  • [41]
    Cf. N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 321.
  • [42]
    L’œuvre écrite à la fin du xiie siècle est un poème épique rapportant la campagne militaire menée en 1185 par Igor, prince de Novgorod-Severski. Découvert dans le monastère de la Transfiguration du Sauveur de Iaroslav en 1795, il est acquis par le comte Alexeï Moussine-Pouchkine. Le texte fait l’objet d’une première édition en 1800 mais l’original a donc été perdu dans l’incendie de Moscou.
  • [43]
    Istorija Moskvy (Histoire de Moscou), tome 3, p. 109.
  • [44]
    Rapport de Toutolmine au tsar Alexandre Ier, 7 (19) septembre 1812, in archives de Schilder, Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg, Département des manuscrits.
  • [45]
    Dont l’enfant illégitime, né l’année précédente, sera connu sous le nom d’Alexandre Herzen.
  • [46]
    N. Troickij, 1812, velikij god Rossii, op. cit., p. 326.
  • [47]
    Lettre du 3 octobre (vieux style) in RGVIA, fonds 846, opis’ 16, delo 3696.
  • [48]
    Comme rapporté par Sir R. T. Wilson, in Relation de la campagne de Russie, 1812, tome I : Jusqu’à Moscou, op. cit., p. 114-116.
  • [49]
    Dont Sir Wilson qui s’en fait l’écho, ibid.
  • [50]
    Ibid., p. 116.
  • [51]
    Cité in E. de Waresquiel, Le Général Mouton, comte de Lobau. Lettres à Félicité (1812-1813).
  • [52]
    P.P. de Ségur, Histoire de Napoléon et de la Grande Armée en 1812, op. cit., volume II, p. 100, cité in A. Muhlstein, Napoléon à Moscou, op. cit., p. 226.
  • [53]
    Ibid., p. 200.
  • [54]
    Tony Sauvel, « Le décret de Moscou mérite-t-il son nom ? », Revue historique de droit français et étranger, juillet 1975, p. 436-440.
  • [55]
    Ordre du jour de l’état-major général, édicté au quartier impérial de Moscou, le 23 septembre 1812, signé du prince de Neuchâtel (Berthier), in RGVIA, fonds no 846, opis’ 16, delo 3565.
  • [56]
    Le pillage des caves des grands seigneurs moscovites sera d’ailleurs un topos des récits de rescapés de la campagne de Russie.
  • [57]
    A.-J.-B.-F. Bourgogne, Mémoires du sergent Bourgogne (1812-1813), Paris, Hachette, 1905, p. 43 (en ligne sur le site Gallica).
  • [58]
    Mémoires du général Griois, op. cit., p. 75.
  • [59]
    Lettres inédites de Guillaume Peyrusse à son frère André, publiées par Léon Pélissier, p. 103. Cité aussi in Lettres interceptées par les Russes, op. cit., p. 109.
  • [60]
    Souvenirs d’une actrice, par Louise Fusil, Paris, Dumont éditeur, 1841, tome II, p. 298-300.
  • [61]
    Cité in F. Tastevin, Histoire de la colonie française de Moscou depuis les origines jusqu’à 1812, op. cit., p. 112.
  • [62]
    On n’en sait pas plus sur son identité.
  • [63]
    Lettres interceptées par les Russes, op. cit., p. 109.
  • [64]
    Voir l’article de P.P. Gronski, « L’administration civile des gouvernements russes occupés par l’armée française en 1812 », op. cit., p. 401-412.
  • [65]
    Ancien consul de France à Saint-Pétersbourg, il sera aussi l’oncle de Ferdinand de Lesseps.
  • [66]
    Ce chiffre est donné dans l’article de P.P. Gronski, « L’administration civile… », op. cit., p. 407. Quant à N. Troickij dans 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 324, il recense 67 membres mais aucun des deux historiens n’indique de manière très précise l’origine de leurs estimations.
  • [67]
    Cf. N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 324.
  • [68]
    Cf. P.P. Gronski, « L’administration civile… », op. cit., p. 407.
  • [69]
    Les dates des rapports ayant été établis par des commissaires de police au service de l’administration française, on peut supposer qu’elles sont toutes données dans le calendrier en usage en France.
  • [70]
    Rapport de G. (son prénom n’est pas mentionné) Lalance, commissaire du 10e arrondissement, 2 octobre 1812, in RGVIA, fonds 846, opis’ 16, delo 5387.
  • [71]
    Rapport d’Humbert Droz, commissaire du 16e arrondissement, 9 octobre 1812, ibid.
  • [72]
    Rapport du 4 au 5 octobre 1812, établi par Daniel Fabre, commissaire du 2e arrondissement, 5 octobre 1812, ibid.
  • [73]
    Une verste valait un peu plus d’un kilomètre (1 066,8 mètres).
  • [74]
    Ibid.
  • [75]
    Cité in E. Tarlé, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 198.
  • [76]
    Depuis son adolescence, Alexandre, trop exposé aux tirs de canon, était devenu sourd de l’oreille gauche.
  • [77]
    Mémoires du métropolite Philarète in Russkij Arhiv, 1906, no 10, p. 214.
  • [78]
    Lettre de Catherine à Alexandre, 6 (18) septembre 1812, Perepiska Imperatora Aleksandra I s sestroj velikoj Knyaginej Ekaterinoj Pavlovnoj, op. cit., p. 83-84.
  • [79]
    L’autre, c’est-à-dire Bagration.
  • [80]
    Lettre d’Alexandre Ier à Catherine, 7 (19) septembre 1812, Perepiska Imperatora Aleksandra I s sestroj velikoy Knyaginej Ekaterinoj Pavlovnoj, p. 86-93.
  • [81]
    A.N. Mihailovskij-Danilevskij, Zapiski, cité in N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 327.
  • [82]
    Ibid.
  • [83]
    Si l’armée s’installe à Taroutino, le feld-maréchal et son état-major s’installent, eux, dans le village de Letachevka, situé à cinq kilomètres au sud.
  • [84]
    E. Marco de Saint-Hilaire, Napoléon en Russie, op. cit., p. 382.
  • [85]
    Il s’agit des bania, ou bains de vapeur, traditionnels dans la culture russe.
  • [86]
    Lettre de Glinka, citée in C. de Grunwald, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 249-250.
  • [87]
    N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 385.
  • [88]
    F. Beaucour, J. Tabeur et L. Ivtchenko, La Berezina, op. cit., p. 20.
  • [89]
    Sur la marginalisation croissante dont Barclay fit injustement l’objet de la part de Koutouzov, et sur la mésentente entre Koutouzov et Bennigsen, voir N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 334-338.
  • [90]
    Le village de Borodino appartenait d’ailleurs à Davydov. Cf. N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 368.
  • [91]
    L’appellation de « partisan » ne doit pas induire en erreur : encadrés par des officiers de l’armée régulière et majoritairement composés de militaires, les partisans de 1812 ne ressemblent rien aux partisans soviétiques de 1941-45 qui feront face à l’invasion nazie.
  • [92]
    Sur la composition des mouvements de partisans, voir D. Lieven, Russia against Napoleon, op. cit., p. 218.
  • [93]
    Cf. H Seton-Watson, The Russian Empire 1801-1917, Oxford, Clarendon Press, 1967, p. 138.
  • [94]
    Cf. Dnevnik partizanskih destvij 1812 goda, Voennye zapiski, Moskva, Orlov, 1940, p. 253-255.
  • [95]
    N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 377.
  • [96]
    Il s’agit du représentant élu de la communauté locale.
  • [97]
    N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 378.
  • [98]
    Cf. D. Lieven, Russia against Napoleon, op. cit., p. 220.
  • [99]
    Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg, Département des manuscrits, procès-verbaux du Conseil des ministres, règne d’Alexandre Ier, cité in E. Tarlé, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 212-213.
  • [100]
    Ce sera une de ses dernières actions militaires : on se souvient qu’il quittera l’armée à la mi-novembre, du fait des reproches formulés par Koutouzov à son encontre.
  • [101]
    C. Cate, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 348.
  • [102]
    Stendhal, Correspondance, p. 666. Cité in N. Boussard, Stendhal, campagne de Russie, 1812.Le Blanc, le Gris et le Rouge, Paris, Kimé, 1997, p. 69.
  • [103]
    C. Cate, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 350.
  • [104]
    E. Tarlé, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 258.
  • [105]
    Un serviteur de la famille.
  • [106]
    L’Incendie de Moscou raconté par Rostopchine et par Madame Narichkine, sa fille, op. cit., p. 68.
  • [107]
    Cf. N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit., p. 316.
  • [108]
    Comme Maya Goubina, se fondant sur l’étude de l’historien russe A. G. Tartakovskij, l’a rappelé dans sa thèse, ce n’est qu’a la fin du mois d’octobre que la version incriminant la responsabilité des Français dans l’incendie de la ville sera officiellement diffusée ; et elle ne sera connue à Moscou et dans les provinces que début novembre.
  • [109]
    Vivant avec sa famille près du cimetière de Danilovskoïe, âgé de 18 ans à l’entrée de la Grande Armée dans la ville, Piotr Borovskij devenu par la suite le père Pavel, écrira ainsi dans ses souvenirs qu’à l’approche des premiers cavaliers étrangers, « dans la ville se répandit une rumeur selon laquelle c’était des Anglais qui s’approchaient de nous ; nous nous imaginions que c’étaient nos alliés, on s’en réjouissait et on ne pensait pas que Bonaparte arriverait si vite à Moscou… ». Cf. aussi le récit du marchand Egor Andreevitch Haruzin, in S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 199.
  • [110]
    Russkij Arhiv, 1891, no 10, p. 266.
  • [111]
    V. V. Vereschaguine, 1812, Moskva, 1895, p. 28. Cité in N. Troickij, 1812, Velikij god Rossii, op. cit. p. 323.
  • [112]
    Cité in F. Tastevin, Histoire de la colonie française de Moscou, op. cit. p. 171.
  • [113]
    Lettre de N.M. Longuinov, citée in S. N. Iskjul’, Rokovye gody Rossii, 1812, op. cit., p. 216.
  • [114]
    Bezpardonnoe vojsko en russe. C’est un néologisme amusant parce qu’il est construit à partir de la racine russe bez (qui veut dire « sans ») et du mot français « pardon », ce dernier mot, pardon, n’existant pas en russe !
  • [115]
    Témoignage d’Andrej Alekseev, in Rasskazy ochevidcev o dvenadcatom gode(Récits de témoins oculaires de l’année 1812), recueillis par T. Tolytchov, Moskva, 1912, seconde édition, p. 24-26.
  • [116]
    Cité par F. Tastevin, Histoire de la colonie française de Moscou depuis les origines jusqu’à 1812, op. cit., p. 164-165.
  • [117]
    Lettre du 5 octobre 1812.
  • [118]
    Comme l’appelait d’ailleurs Alexandre Ier.
  • [119]
    L’expression figure en français dans la lettre par ailleurs écrite en russe !
  • [120]
    Lettre de K.N. Batiouchkov à P. A. Viazemskij, 15 octobre 1812, cité in M. Bojcov (éd.), « K chesti Rossii », iz chastnoj perepiski 1812 goda (« Pour l’honneur de la Russie »), op. cit., p. 125-126.
  • [121]
    L’union sacrée de 1812 allant bien au-delà de l’union de 1612, restée un phénomène urbain et circonscrit aux zones directement envahies par les Polonais-Lituaniens.
  • [122]
    Elles étaient gravées sur du raphia de bois de tilleul puis peintes à la main.
  • [123]
    Thème récurrent dans les lubki. L’autorité morale et la justice sont du côté des Russes.
  • [124]
    Sur le lubok et sa nouvelle fonction, voir l’ouvrage de Stephen Norris, A War of images, Russian Popular Prints, wartime culture, and National Identity, 1812-1945, Dekalb, Northern Illinois University Press, 2006.
  • [125]
    Cité in T.T. Aljavdina, « Jepoha otechestvennoj voiny i russkaja muzyka » (« L’époque de la guerre patriotique de 1812 et la musique russe »), in Jepoha 1812, issledovanija, istochniki, istoriografija, sbornik materialov, op. cit., tome I, p. 150-166 ; citation p. 151. Je remercie Christine Moreau pour la traduction de ces chansons anciennes.
  • [126]
    C’est-à-dire Napoléon.
  • [127]
    T.T. Aljavdina, « Jepoha otechestvennoj vojny i russkaja muzyka » (« L’époque de la guerre patriotique de 1812 et la musique russe »), op. cit., p. 154-155.
  • [128]
    Le culte de Koutouzov, grand soldat intrépide et courageux, gagne encore en importance à partir d’avril 1813, au lendemain de sa mort brutale, une mort qui l’élève au rang de héros puis de martyr de la patrie. Cf. Stephen Norris, A War of images, Russian Popular Prints, wartime culture, and National Identity, 1812-1945, op. cit., passim.
  • [129]
    Le terme a été forgé sur le nom d’Emelian Ivanovitch Pougatchev qui, à la tête d’une armée de cosaques et de serfs en révolte contre l’État et les propriétaires fonciers, défia pendant près de trois ans (1773-1775) le pouvoir de Catherine II avant d’être trahi, capturé et exécuté. Par extension le terme désigne une insurrection paysanne.
  • [130]
    Cf. V. S. Parsamov, Istorija Rossii, XVIII-nachalo XX veka (Histoire de la Russie du xviiie siècle au début du xxe siècle), Moskva, Akademija, 2007, p. 198.
  • [131]
    Cité in E. Tarlé, La Campagne de Russie, 1812, op. cit., p. 209.

Répandue au sein des troupes dès le 13 septembre au soir, l’annonce de l’abandon de Moscou suscite aussitôt colère et indignation. « Quelle horreur ! […] Quelle infamie ! […] Quelle honte pour les Russes ! », s’exclame, furieux, le général Dokhtourov ; quant au poète Piotr Andreïevitch Viazemski qui à tout juste 20 ans s’est vaillamment battu à Borodino, il n’est pas en reste en évoquant « une honte éternelle ». Des officiers iront jusqu’à se défaire de leurs uniformes, refusant désormais de servir un haut commandement lâche et « traître » à la cause patriotique. Les soldats, eux, oscillent entre colère – certains commencent à gronder contre Koutouzov comme ils avaient grondé contre Barclay – et désespoir collectif. « Les troupes sont totalement abattues », rapporte Raïevski. Le désarroi n’est pas moindre chez les civils. Au sein de la population moscovite, la nouvelle provoque un mouvement de panique de grande ampleur.
Dès avant l’entrée de la Grande Armée dans la ville sacrée, l’inquiétude y est déjà de mise : l’ampleur des pertes de la bataille de Borodino ne peut plus être dissimulée à une population aux abois et certains, très inquiets de l’avancée des troupes napoléoniennes, commencent à évacuer leurs familles. C’est le cas de l’historien Karamzine qui, dès le 8 septembre, écrit à son frère Vassili :
En définitive, je me suis décidé à envoyer de force ma femme et mes enfants à Iaroslav ; moi je suis resté ici et j’habite chez le gouverneur général, le comte Fedor Vassilievitch mais je n’y fais rien et je n’y suis d’aucune utilité…


Date de mise en ligne : 12/08/2022

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