Chapitre d’ouvrage

Une première pierre à l’édification de l’exception culturelle

Pages 76 à 77

Citer ce chapitre


  • Lescure, P.
(2024). Une première pierre à l’édification de l’exception culturelle. Dans
  • Ouvrage coordonné par M. Vergnol
120 ans, 120 unes, 120 regards (p. 76-77). L'Humanité. https://doi.org/10.3917/lhum.vergn.2024.01.art030.

  • Lescure, Pierre.
« Une première pierre à l’édification de l’exception culturelle ». 120 ans, 120 unes, 120 regards, L'Humanité, 2024. p.76-77. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/120-ans-120-unes-120-regards--9782902174737-page-76?lang=fr.

  • LESCURE, Pierre,
2024. Une première pierre à l’édification de l’exception culturelle. In :
  • Ouvrage coordonné par VERGNOL, Maud,
120 ans, 120 unes, 120 regards. L'Humanité. Hors collection, p.76-77. DOI : 10.3917/lhum.vergn.2024.01.art030. URL : https://shs.cairn.info/120-ans-120-unes-120-regards--9782902174737-page-76?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lhum.vergn.2024.01.art030


« Quand les vedettes de l’écran défilent sur les boulevards… » titrait l’Huma du 4 janvier 1948, annonçant la manifestation du jour même. « Tous unis, nous sauverons le cinéma français », affirmait toujours à la Une l’actrice Madeleine Sologne.
Un peu d’histoire. Abîmée, exsangue après quatre années d’occupation, la France est à reconstruire. Les États-Unis du président Truman s’apprêtent à proposer au monde leur fameux plan Marshall. En 1946, Léon Blum et Jean Monnet, pour le gouvernement français, et James Byrnes, secrétaire d’État américain, parviennent à un accord. Il s’agit de négocier un nouveau prêt et une annulation de la dette française. Mais rien n’est gratuit. Les Américains sont généreux… jusqu’à une certaine limite. La France doit renoncer à tout protectionnisme. Les accords Blum-Byrnes lèvent les garde-fous qui prévalaient jusqu’alors, à savoir une politique de quotas qui imposait un équilibre dans l’exploitation en salle des films français et américains, permettant ainsi à l’industrie du cinéma américain de pénétrer le marché français.
Deux ans ont passé depuis la signature de l’accord et les effets des accords Blum-Byrnes se font sentir. Le journal l’Humanité publie des chiffres à ce titre instructifs : en 1946, 183 films américains contre 92 films français obtiennent un visa d’exploitation. Pour le seul premier semestre de 1947, ce sont 338 films américains contre 55 films français qui sortent en salles. C’est de la survie d’une production nationale qu’il s’agit alors…


Date de mise en ligne : 19/08/2024

https://doi.org/10.3917/lhum.vergn.2024.01.art030

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