21. La Révolution incarnée
Pages 745 à 787
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- MARTIN, Jean-Clément,
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- Martin, J.-C.
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Alors que la Révolution est régulièrement présentée comme essoufflée, c’est pourtant entre 1798 et 1800 qu’elle connaît les retournements de situation les plus brutaux et les plus imprévisibles. En moins de deux ans, elle est à deux reprises au bord de l’invasion et de la faillite, elle connaît des révolutions de palais qui se surimposent aux guerres intestines qui la déchirent continuellement, le tout pour s’achever dans une paix armée sous la férule d’un sauveur miraculeux. La crise du politique, la médiocre acceptation des réformes de l’État, les difficultés financières et militaires sont au gré d’une succession de chocs transmués en une régénération nationale qui donne réponse aux questions posées depuis les années 1780.
En septembre 1797, alors que se mènent les négociations musclées qui déboucheront sur le traité de Campoformio, s’ouvre dans la petite ville allemande de Rastatt un congrès chargé d’établir une paix durable entre tous les États allemands, l’empire d’Autriche et la France. Les rencontres vont durer jusqu’en mars 1799, sans aboutir à un autre résultat que la mise à mort de deux des plénipotentiaires français tués par des hussards autrichiens ayant peut-être excédé les ordres reçus. Elles participent d’une stratégie collective visant à jouer des jalousies et des divisions entre tous les protagonistes, tandis que les affrontements durent, chacun cherchant à étendre ses possessions et ses pouvoirs. Les rivalités entre les États liés à l’empire d’Autriche jouent de ce point de vue un rôle considérable, renforçant involontairement la situation française…
Date de mise en ligne : 22/10/2024
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