20. La République confisquée
Pages 701 à 743
Citer ce chapitre
- MARTIN, Jean-Clément,
- Martin, Jean-Clément.
- Martin, J.-C.
Citer ce chapitre
- Martin, J.-C.
- Martin, Jean-Clément.
- MARTIN, Jean-Clément,
Le procès de Vendôme, qui juge les amis de Babeuf et qui dure jusqu’en mai 1796, a clôturé le chapitre précédent. La campagne d’Italie, qui commence en mars-avril 1796, ouvre celui-ci. Sans préjuger de la postérité des idées de Babeuf, une page a été tournée. Les sans-culottes ont perdu le rôle central qui était le leur depuis 1792 dans la vie nationale. Au même moment, les généraux vendéens Charette et Stofflet sont fusillés et le général républicain Hoche proclame, en minimisant les résistances des chouans, que la paix règne dans l’Ouest. Les aspirations nationalistes, les attentes communautaires et celles d’une stabilité politique et économique poussent les Français vers les alliances qui promettent la fin de la guerre civile, la garantie des biens et des principes acquis depuis 1789, et aussi celles qui font miroiter l’espérance de la conquête et de la prospérité. La Révolution n’est pas terminée, elle a seulement rompu ses liens avec l’an II.
Après 1795, l’échec de la guerre de destruction que les coalisés menaient contre la Révolution est patent. Seules l’Angleterre et l’Autriche la mènent encore sans pouvoir la conduire de façon déterminée, faute de moyens et de soutiens. En 1796 et 1797, l’Angleterre, en effet, fait face notamment à des mouvements de protestations dans sa flotte, à la persistance des courants partisans de la Révolution et à une véritable révolte en Irlande, réprimée avec une violence digne de la Terreur française. Les autres pays abandonnent la coalition, tandis que les neutres, dont les intérêts ont été protégés par les gouvernements français, peuvent dorénavant s’allier à la République…
Date de mise en ligne : 22/10/2024
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
10,99 €
Acheter ce chapitre
7,00 €