18. Entre Révolution et réaction
Pages 617 à 653
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- MARTIN, Jean-Clément,
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- Martin, J.-C.
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Le 9 thermidor de l’an II ouvre une période traditionnellement considérée comme confuse et de médiocre intérêt. À côté des inventions de 1789 et des fulgurances de l’an II, la Convention thermidorienne (juillet 1794-octobre 1795) et le Directoire (octobre 1795-novembre 1799) font pâle figure. Ces régimes semblent scandés par des renversements d’alliances et des coups d’État, jusqu’au dernier, en brumaire an VIII (novembre 1799), qui clôt la liste, mettant fin à des luttes partisanes et personnelles. Alors que les protagonistes semblent perdus dans des querelles mesquines, les idéaux se dissolvent au moment même où les tensions sociales ne cessent de s’accroître et où l’expansion militaire croît inexorablement. Si l’on ajoute que les dénonciations et les calomnies accréditent durablement la noirceur des années précédentes assimilées globalement à la Terreur, cette deuxième moitié de la décennie révolutionnaire devient ce reniement de la Révolution que toute l’histoire ultérieure retiendra.
Il n’est pas plus dans notre intention de réhabiliter ou de juger ces cinq années que nous ne l’avons fait pour les précédentes. Nous continuons à insister, là comme avant, sur les mécanismes qui furent mis en place et contraignirent les acteurs. Le bilan humain demeure difficile, sinon impossible à faire. Dès 1795, les querelles à ce propos ont été importantes et improductives. Depuis, peu a été fait. Les estimations des condamnations judiciaires sont arrêtées depuis 1935 à une quarantaine de milliers, ne prenant pas en compte les massacres, tueries, exécutions et morts au combat…
Date de mise en ligne : 22/10/2024
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