14. L’État éclaté
Pages 457 à 501
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- MARTIN, Jean-Clément,
- Martin, Jean-Clément.
- Martin, J.-C.
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- Martin, J.-C.
- Martin, Jean-Clément.
- MARTIN, Jean-Clément,
En quelques mois, le cours de la Révolution bascule encore. Alors que les Girondins ont apparemment consolidé leur pouvoir après Valmy, ils sont précipités dans l’abîme de la contre-révolution par leur mauvaise gestion de la mobilisation du pays et du procès du roi ainsi que par le succès inattendu d’une rébellion contre-révolutionnaire au sud de la Loire. L’épisode est bien connu, il est cependant interprété comme le moment où la Révolution dévore ses enfants avant de plonger dans la Terreur. Le propos de ce chapitre est de souligner qu’au contraire rien n’était inéluctable et que ce sont des erreurs politiques, de mauvaises réponses aux attentes collectives et des échecs tactiques qui ont été les raisons de cette évolution rapide. Plus que jamais il est nécessaire de rétablir, dans le détail, la mise en place de cette descente aux enfers qui n’est due à aucune fatalité, mais aux conflits de pouvoirs entre institutions aux légitimités concurrentes.Le 10 août, les élections à la Convention et la menace ennemie ont mis à mal l’autonomie des autorités, renforçant à la fois le poids de Paris et les prétentions des administrateurs provinciaux qui ont fait les élections et soutiennent l’effort militaire. L’entrée des armées en Belgique, où Dumouriez est victorieux le 6 novembre, et la prise de Mayence sur le Rhin, de la Savoie et de Nice font changer la nature de la guerre, qui devient une guerre de masse avec des objectifs de conquête, entraînant de nouveaux rapports avec les peuples conquis et modifiant l’état d’esprit des soldats…
Date de mise en ligne : 22/10/2024
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